Geospatial – Actualités

14ème Rencontre Développeurs de QGIS aux Îles Canaries (partie 2)

7 décembre 2015

Camptocamp était présent au 14ème Hackfest de QGIS qui s’est déroulé à l’Université de Las Palmas, aux Îles Canaries du 5 au 8 Novembre 2015.

QGIS_photo-groupe

Comme nous l’avons déjà évoqué, deux sujets de discussion ont particulièrement retenu notre attention lors ce Hackfest : « la gestion du projet et l’amélioration du processus des contributions » que nous vous avons présentés dans un premier article le 26 novembre dernier et « la future version 3 de QGIS et ses extensions » dont nous allons vous parler dans ce deuxième billet. Ces deux sujets constituent aujourd’hui deux problématiques importantes que le projet doit résoudre.

La future version 3.0 de QGIS

Nous ne parlerons ici que du système d’extensions de QGIS. C’est un système puissant, disponible depuis plusieurs versions dans QGIS et qui permet d’étendre les fonctionnalités de base de QGIS ou de rajouter des fonctionnalités métiers.

Là encore, l’expérience des extensions montre quelques limitations : il n’y a pas de gestion de dépendance entre extensions ainsi que sur les paquets Python. Il est donc possible d’installer une extension sans avoir ses dépendances installées (bibliothèques ou extensions). Qui n’a pas eu la fenêtre affichant un beau message d’erreur sur une dépendance manquante ?

La discussion qui s’est tenue lors du Hackfest propose d’utiliser le système de dépôt de Python (plus connu dans le monde des développeurs Python sous l’acronyme de PyPI). Ce système gère les dépendances entre bibliothèques et permet de gérer plusieurs versions de celles-ci. Ainsi, les extensions seraient de véritables paquets python et elles pourraient être hébergées sur pypi.python.org. Un système de tags permettrait de les retrouver.

Contributions de Camptocamp

Camptocamp, en plus de participer à ces discussions, a également poursuivi son travail sur la gestion des contrôles d’accès par des plugins dans QGIS server. Ce travail s’inscrit dans le projet GeoMapFish. Celui-ci propose une gestion fine des droits d’accès, notamment la possibilité de limiter la récupération de géométrie en appliquant une zone de restriction pour un utilisateur. GeoMapFish utilise les possibilités de substitution à la volée de variables proposées par MapServer. Un mécanisme assez similaire dans QGIS server devait être mis en place, nous avons par conséquent rédigé la proposition suivante (QEP 32).

Nous avons aussi participé à l’ajout de tests fonctionnels dans l’extension « Traitement« , l’ajout des annotations dans l’export d’image (travail en cours) et diverses autres propositions plus techniques.

Lors des prochaines rencontres autour de QGIS, qui se dérouleront les 10 et 11 décembre 2015, à Montpellier, France, nous aurons l’occasion de discuter de tous ces sujets !